Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /Juin /2009 13:44

De l'avis général, le discours de Versailles fut un tantinet décevant. Pas à la hauteur.
Ni de l'événement, ni du décorum. On attendait la vision transcendante d'un Président inspiré... et on a eu le simple discours de politique générale d'un Premier ministre Chef !
D'où la déception. 
Une fois celle-ci passée, on prend les choses comme elles sont, et on reconnaît que c'était un très honnête discours d'intronisation... du nouveau gouvernement.

Eh bien justement, à quoi il ressemble celui-là ? Avec huit éjectés, huit arrivants et quelques déplaçés, on ne peut pas dire qu'il ressorte transfiguré de ce modeste remaniement.



Les départs :

Rachida Dati et Michel Barnier : déportés en Union Européenne

Christine Boutin : expulsée manu militari

Yves Jégo : durement sanctionné

Roger Karoutchi : durement sanctionné

André Santini : si on ne nous avait pas dit qu'il était parti, on ne s'en serait pas aperçu...

Bernard Laporte : erreur de casting

Christine Albanel : trop cool, trop sympa, Hadopi l'a tuer


Les petits nouveaux :

Frédéric Mitterrand à la Culture : saura-t-il nous faire oublier Jacques Toubon Jack Lang ? 

Michel Mercier à l'Espace rural et à l'Aménagement du territoire : a-t-on vraiment besoin d'un MoDem pour installer le haut débit dans nos campagnes ?

Henri de Raincourt aux relations avec le Parlement : soit.

Christian Estrosi à l'Industrie : ah bon ? Pourquoi pas...

Pierre Lellouche aux Affaires européennes : ça fera toujours plaisir à la Turquie.

Benoist Apparu au Logement : là ou ailleurs...

Nora Berra aux Aînés : ah ? Pourquoi ? Le vote UMP faiblit dans les maisons de retraite ?

Marie-Luce Penchard à l'Outre-Mer : la preuve que le Président devient raisonnable... car il y a encore quelques mois, on aurait eu droit à Laurent Voulzy ou Marie-José Perec !


Les principaux déplaçés :

Bruno Le Maire : quitte un poste de secrétaire d'Etat (Affaires européennes) pour celui de Ministre de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche. Aura toujours l'Europe sur le dos (PAC...), mais c'est une indéniable promotion.

Luc Chatel : quitte un poste de secrétaire d'Etat (Industrie-Consommation) pour celui de Ministre de l'Education nationale. Une promotion, mais pas une sinécure pour autant...

Xavier Darcos : de l'Educ. nat. au ministère du Travail et des Affaires sociales : m'enfin... le pauvre, mais qu'est-ce qu'il a fait de mal ?!! Il aurait tant aimé se reposer un peu...

Brice Hortefeux : six mois de Travail auront eu raison de sa "passion" pour les Affaires sociales. Avait d'autres rêves... Rentré à l'Intérieur, le voilà enfin à sa juste place.

Michelle Anti-Dati à la Justice :  passer de l'Intérieur à la Justice... wouah c' Tarnac !!!
Gageons que le sobre et sévère antidote aura bien du mal à nous faire oublier les fabuleux numéros de "Bas résille et bottes de cuir" !

Rama Yade : comment punir une élève surdouée ? En la mettant aux Sports... 



Par versaint getorix - Publié dans : Politique - Communauté : Les blogs républicains
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Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /Juin /2009 11:56

C'est beau une campagne qui dort. C'est beau, mais c'est trompeur.

Bercé par le doux murmure d'un débat minimaliste et dépassionné, le candidat imprudent, tout étourdi de ses rêves de victoire facile, se laisse gagner par la torpeur ambiante et jamais ne s'inquiète de cet étrange répit offert par l'adversaire. Près de s'assoupir, béat, les yeux plissés et le sourire satisfait, il sent avec délice sa tête dodeliner... quand celle-ci, déjà perdue, déjà tranchée, dévale la pente par petits bonds !

Pauvre François Bayrou ! Pauvre Martine Aubry ! Ils sont tombés sur plus fort qu'eux.


Le Président : assurément, il est le grand vainqueur de ce scrutin. Touché par la grâce, béni des Dieux, génialissime, tout ce qu'on voudra... Malin comme un singe, rusé comme un renard, il les a tous enfumés ! On a rarement vu une campagne aussi bien menée, aussi bien "pensée", préparée. Il a tout planifié. Il a tout fait. Il a tout gagné.

Il s'est chargé lui-même, d'administrer chaque jour, les somnifères aux journalistes. Il a endormi tout le monde : les médias, ses concurrents, les électeurs.

Il a composé ses listes, aussi lisses que possibles. Il a décidé du programme : son action à la présidence française de l'Union Européenne. Décrétée fabuleuse, elle servira de "patron" aux petites mains besogneuses de ses candidats délibérément effacés. Elire ces ectoplasmes, c'était l'assurance d'envoyer au Parlement européen autant de clones de notre si efficace Président.

Professionnel accompli, il a même réussi à instiller une dose de politique sécuritaire, pile au bon moment, dans une campagne européenne pourtant guère concernée par le sujet... Bravo.

Mais là où il a été le plus fort, le plus impressionnant, c'est dans sa gestion parfaite de la "séquence début juin". Du grand art.

La diffusion du documentaire Home, le vendredi 5 au soir, était prévue de longue date. Le Président le savait, et lui qui laissa entendre qu'il voulait nommer Claude Allègre au gouvernement (dans le dessein machiavélique de mobiliser les écolos ?), n'y trouva rien à redire. Au contraire, ayant initié le Grenelle de l'environnement, ayant proposé de refonder le capitalisme sur des bases vertes (éco-croissance, croissance verte et autres amusants oxymores) il ne pouvait que se réjouir de voir ainsi valider par le suffrage médiamétrique, la pertinence de son fameux "capitalisme vert".
Une éventuelle altération de la sincérité du scrutin aurait pu être soulevée, mais il n'en fut rien. Paralysés par le politiquement correct, ses adversaires n'ont vu que trop tard que le dogme du réchauffement climatique anthropogénique associé au capitalisme vert, les boutaient résolument, hors du jeu... 

Pour le 65° anniversaire du Débarquement (le samedi 6, donc), le Président voulait "son" tête-à-tête avec Barack Obama : il l'a eu. Quitte pour ce faire à évincer grossièrement la Reine d'Angleterre, chez qui pourtant auparavant, il avait été ravi de parader. Quitte à froisser Angela Merkel, en ne l'invitant pas à célébrer l'amitié franco-allemande, comme l'avait fait le Président Chirac (avec G. Schröder) il y a 5 ans pour le 60° anniversaire... 
Tant pis, on ne fait pas d'omelette sans casser d'oeufs. L'important était d'assurer des heures de direct à la télévision, à la veille du scrutin, pour fixer dans les esprits l'image sublime du tandem Sarkozy-Obama, nouveau(x) maître(s) du monde...


Europe Ecologie : ah, là, il y a une belle bande de vainqueurs ! Un euro-écolo-libertaire (DCB), un alter-écolo (J. Bové), une écolo-justicière (E. Joly), mais aussi des tas d'autres écolos tous plus différents les uns que les autres. Liste non exhaustive : écolo-productiviste, écolo-décroissant, écolo-libertaire, écolo-totalitaire, écolo-bobo, écolo-crado, écolo-pronucléaire, écolo-antinucléaire, écolo-apparatchik, écolo-naïf-et-sincère...
On en rigole, mais c'est cela qui a plu sans doute... et puis, ils ont mené une campagne fraîche et marrante : le prisonnier et la juge d'instruction, l'européiste et le noniste etc.
Pour un vote défouloir, comme l'est souvent celui des européennes, faut avouer que c'était l'idéal. De plus, voter pour "sauver la planète", ce n'est guère culpabilisant ! On pourra pas t'en vouloir le lundi au bureau...
Mais la vraie clef du succès, c'est bien sûr Daniel Cohn-Bendit, son talent, son bagout... et son redoutable flair politique qui lui a permis, avec le concours de notre Président-écolo-capitaliste, de prendre en tenaille... tous ces pignoufs qui n'ont rien vu venir ! 

                                                          
                                                    *****************************


Le Parti social-triste
: cette fois, Lionel Jospin n'y est pour rien ! Ce coup-ci, l'épouvantail à électeurs plaide non coupable ! Va falloir trouver autre chose... Pourquoi pas le congrès de Reims ? Parce qu'après tout, pour un parti dit de gouvernement, tripatouiller à qui mieux mieux et dans tous les sens, les votes de ses adhérents, ça ne fait pas très sérieux...


L'aigle du Béarn
: eh bien... il s'est fait plumer ! Il va pouvoir retourner à son nid d'aigle y panser ses blessures (d'orgueil surtout...). A force de planer à wattmille, le seigneur des airs s'était un peu trop habitué à prendre ses adversaires de haut... La prochaine fois, quand il avisera là-bas, tout en bas sur la prairie verte, une petite chose qui s'agite, il se méfiera du renard... et si d'aventure, il lui repassait par la tête de vouloir jouer avec la braguette de Dany, il évitera de s'y coincer les doigts !



Par versaint getorix - Publié dans : Politique - Communauté : Journaux citoyens
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Lundi 15 juin 2009 1 15 /06 /Juin /2009 11:54

Chacun en conviendra, la campagne des élections européennes fut particulièrement atone et ne commença réellement à susciter de l'intérêt que dans les tout derniers jours.

Il faut dire cependant que le Traité pour simplets [1], adopté au mépris de la volonté populaire par le Parlement réuni en Congrès, n'incitait guère à la mobilisation... les électeurs qui avaient voté NON au référendum de 2005 ne se faisant dès lors, plus aucune illusion sur l'utilité de leur vote, passé ou à venir.

Quant aux candidats, force est de reconnaître qu'ils n'ont pas fait preuve, eux non plus, d'une grande appétence... Il n'aura échappé à personne que certains, manifestement, semblaient s'en foutre comme de leur première guêpière !

Mention spéciale aux Radicaux de gauche qui, bénéficiant du droit de participer à la campagne officielle télévisée, ont réussi l'exploit de faire diffuser un clip de propagande... expliquant pourquoi ils ne se présentaient pas [2] !
Faire campagne pour s'abstenir d'être candidat, fallait oser ! Pari osé, pari risqué, mais pari gagné... puisque 59,5 % des électeurs ont suivi l'exemple du PRG ! Bravo. Qui aurait cru qu'un si petit parti puisse avoir une telle influence sur le corps électoral ?! Et dire qu'aucun commentateur n'a songé à faire du PRG, le grand vainqueur... Quelle injustice !

59,5 % d'abstention au niveau national, c'est bien ; mais l'Outre-Mer a fait mieux : 77,01 ! Avec quelques records : Guadeloupe ( 85,3 ), Martinique ( 86,17 ), Guyane ( 87,4 ) [3].

59,5 %, c'est la majorité absolue. Logiquement, cela veut dire que le peuple français souhaite que son personnel politique s'abstienne d'aller siéger au Parlement européen...
Parmi les 72 rabroués du suffrage universel, combien auront à coeur de respecter la volonté populaire ? Le suspense s'annonce haletant...


[1] : alias Traité simplifié
[2] : dailymotion.com
[3] : Le Monde du 09.06.09, cahier spécial résultats

Par versaint getorix - Publié dans : Politique - Communauté : Media - Actualité générale
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Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /Mars /2009 11:27


Après Toulon et Douai, Saint-Quentin. Après le constat de la crise et l'annonce du plan de relance, voici le petit cours d'instruction civique émaillé de vacheries...

Face à cette "crise écononomique", "sociale", "intellectuelle" et "morale", le Président, remonté comme une Rolex, a décidé de sortir l'artillerie lourde.

En vrac : "valeurs", "repères", "morale", "éthique", "règle", "devoir", "responsabilité", "mérite", "excellence", "travail", "effort", "réussite", "respect", "ordre républicain"...

Grands principes à gogo, c'était beau comme du Guaino !

Un bémol cependant : "La bonne nouvelle, c'est que cette crise, en ébranlant toutes nos anciennes façons de voir et de faire, au fond, elle nous rend de nouveau libres. Oui. Libres de penser, libres d'imaginer, libres d'agir, libres d'inventer notre avenir. Cela fait des années que dans notre société politique, on n'est plus libres, à force de répéter le catéchisme de la pensée unique, de la pensée convenue, de la pensée fausse."

La crise nous rendrait de nouveau libres ? 
Hum, hum... Libres de devenir décroissants peut-être ?!
On a beau comprendre l'idée avancée par la plume du Président, on ne peut s'empêcher de se souvenir que dans un passé sordide, c'était le travail qui... Malaise.

Dommage, car dans l'ensemble, le discours pondu par Henri Guaino et la prestation fournie par le Président étaient plutôt réussis. Du bon spectacle.

Cette fois, on ne s'est pas ennuyé ! Ne faisons pas notre mijaurée et avouons que les petites vacheries dont le Président truffa son discours n'y furent pas pour rien...

Liste non exhaustive :

Les manifestants : "Mais ces mesures mes chers compatriotes, ce n'est pas de l'assistanat, car l'assistanat, ce n'est pas la solution. Ces mesures, c'est de la justice pour ceux qui souffrent le plus, qui ne sont pas ceux qui protestent le plus. C'est mon devoir de chef d'Etat d'entendre la souffrance discrète, la souffrance humble, la souffrance modeste de ceux qui n'ont pas les moyens de se faire entendre, mais qui sont exposés face à la crise. J'ai observé que les plus pudiques, c'était parfois ceux qui avaient le plus besoin de la solidarité, et que les moins pudiques, c'était parfois ceux pour qui la crise ne changeait rien."

Lionel Jospin : "Je le dis de la façon la plus claire, personne ne sera abandonné, personne ne sera laissé au bord du chemin. Et à ceux qui me disent que ça coûtera de l'argent, ça coûtera moins d'argent de donner une chance d'un nouvel emploi, une chance, une nouvelle formation à des gens qui sont poussés au désastre et à la désepérance parce qu'ils n'ont plus rien, que de leur dire "j'y peux rien" comme à l'époque de Vilvoorde où on s'est trouvé avec un Premier ministre qui disait "j'y peux rien". Eh bien moi, c'est un engagement que je prends devant les Français, jamais, vous m'entendez, jamais je ne dirai que ce n'est pas mon affaire, je n'y peux rien, je ne suis pas responsable ! Jamais ! Parce que cet abandon-là, il coûtera beaucoup plus cher au contribuable."

Les "pays qui ne respectent aucune des règles environnementales que nous imposons à nos entreprises" : "Eh bien, ces pays payeront à ce moment-là, dans le cadre de la taxe carbone que nous ferons, une taxe qui est parfaitement normale. Il n'y a aucune raison que nous acceptions en plus du dumping social, du dumping monétaire, du dumping fiscal, un dumping environnemental qui finira par conduire le monde à la ruine."

Tous ceux qui l'ont précédé au pouvoir : "Mais partout dans le monde où sera décidé une mesure efficace, eh bien, je veillerai à ce qu'on s'en inspire. Parce qu'après tout, si les autres font quelque chose de bien, pourquoi, on irait pas nous, nous inspirer de ce qui marche ? La France s'est si longtemps inspirée de ce qui marchait pas."

Les experts : "Et chaque fois, et chaque fois qu'il y aura un rebondissement dans cette crise qui n'en manque pas, eh bien nous réagirons et nous nous adapterons. Oui bien sûr, je revendique ce pragmatisme. Parce que les experts n'ont pas prévu la crise. Les experts, comme d'habitude, ne savent pas comment sortir de la crise. Et les experts j'en suis certain, seront brillantissimes... trois ans après la crise. Ils expliqueront alors, avec beaucoup d'autorité, pourquoi la crise est intervenue, comment elle est intervenue et ce qu'il aurait fallu faire pour en sortir plus tôt. Mais moi ch'uis pas un expert ! Cette crise, il faut qu'on la gère..."


Les socialistes français"Ne pas prendre par l'impôt plus de 50 % du revenu d'un ménage, c'est un principe de liberté, de liberté. Je suis attaché au mot et à la réalité de liberté. C'est un principe qui en Allemagne est inscrit dans la Constitution. Nos amis allemands, principaux concurrents, principaux partenaires, notre grand voisin. Le principe que l'Etat n'a pas le droit de prélever plus de 50 % de l'argent gagné par un contribuable allemand, les allemands y sont tellement attachés qu'ils l'ont inscrit dans la Constitution. Et il ne viendrait à l'idée naturellement d'aucun membre de la CDU-CSU de revebir sur cet engagement, mais plus intéressant, d'aucun socialiste allemand d'y revenir. Eh bien j'aimerais que ce que les socialistes allemands ont compris il y a vingt-cinq ans..." Le Président, comme au théâtre, laisse sa phrase en suspens et affiche une moue navrée... La salle applaudit à tout rompre.

Martine Aubry : "Dans les valeurs qui sont les nôtres [ ... ], j'ai employé le mot liberté. Il y a la liberté bien sûr, mais il y a LES libertés. Les libertés tout le monde en parle... apparemment, ça fait pas toujours recette...mais qu'il me soit permis d'en parler moi-même." Chacun aura bien entendu compris la référence au flop du meeting sur les libertés, organisé dimanche dernier par le PS, à l'initiative de Martine Aubry.

Les anticapitalistes : "Si on ne veut pas faire le jeu des anticapitalistes, alors le capitalisme doit cesser de se caricaturer lui-même. Le sommet de Londres ne doit pas être un sommet technique, mais un sommet politique où se jouera la question de savoir si l'on réforme le capitalisme ou si l'on laisse le champ libre à ceux qui veulent le détruire, et qui en même temps, ne nous y trompons pas, détruiront la liberté. Nous savons où mène l'anticapitalisme, nous n'avons pas envie de recréer les conditions des drames du passé."

Les patrons : "Qu'un dirigeant qui a mis son entreprise en difficulté, puisse partir avec un parachute doré en récompense des difficultés qu'il a créées, ce n'est pas responsable et ce n'est pas honnête."

Les journalistes : "...ben alors maintenant, il paraît que je serais fâché avec les patrons, disait un grand journal. Ah ben, c'était bien la peine alors, d'avoir dit pendant des années que j'étais l'homme du patronat alors, franchement, on ne s'y reconnaît plus, alors moi je ne sais même plus où je me trouve avec tous ces commentaires. Bon... C'est le grand avantage de certains métiers, c'est que la cohérence ne fait pas partie de l'éthique."


Bref, on l'aura compris : tous des cons !


Source : dailymotion.com et LCP\Public Sénat (cliquer ici).


Par versaint getorix - Publié dans : Crise 2009 - Communauté : Blog avec pas de la pub dedans
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Vendredi 20 mars 2009 5 20 /03 /Mars /2009 10:36


Selon lefigaro.fr d'hier, Barack Obama aurait récemment envoyé à notre ancien Président Jacques Chirac, une lettre fort sympathique... Peut-être même un peu trop !

"Je suis certain que nous pourrons au cours des quatre années à venir collaborer ensemble dans un esprit de paix et d'amitié afin de construire un monde plus sûr."

Hein ???

"Je suis certain que nous pourrons" : le Président américain est affirmatif

"au cours des quatre années à venir" : la durée du mandat de B. Obama

"collaborer ensemble" : pourquoi pas, mais J. Chirac n'est plus Président...
                                                  
"dans un esprit de paix et d'amitié" : complicité de deux opposants à la guerre en Irak

"afin de construire un monde plus sûr" : et le Président Sarkozy alors ? Il sent le pâté ?!


Imagine-t-on le Président Sarkozy, nouvellement élu en mai 2007, envoyer ce type de lettre au prédécesseur (Clinton) du Président américain d'alors (Bush) ?!! 

M'enfin ! Snober ainsi notre Président en place... c'est quand même dingue !

Eh bé, ça commence bien ce retour dans l'OTAN...


Source : lefigaro.fr du 19.03.09, cliquer ici.

Par versaint getorix - Publié dans : International - Communauté : Les blogs républicains
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Jeudi 12 mars 2009 4 12 /03 /Mars /2009 09:43

Hier, le Président a annoncé la réintégration quasi-complète de la France dans l'OTAN.

Si les esprits taquins ne manqueront pas de s'interroger sur l'opportunité de rejoindre le giron de l'Empire US au moment même où celui-ci menace de s'effondrer, les esprits constructifs, eux, applaudiront à tout rompre cette très efficace mesure du Plan de relance !

Eh, oui ! Pensons que d'ici peu, des centaines d'officiers grognons et déprimés vont enfin pouvoir rejoindre le prestigieux organigramme de l'OTAN, et ainsi bénificier d'une solde améliorée, d'un joli bureau, d'une toute nouvelle secrétaire...

De quoi remonter le moral de nos plus vaillants fonctionnaires ! Tout ragaillardis, ils s'en iront consommer à tout va : dictionnaires français-anglais, jeux de stratégie, cigares, whisky, sous-vêtements féminins...

Regonflés à bloc, nos officiers super-rieurs vont grave rebooster le marché intérieur de leur nouvelle affectation ! Grâce au cycle vertueux et merveilleux de la mondialisation, nul doute que cette relance de la croissance locale fera tache d'huile dans le monde entier !

Le moral au taquet et la confiance retrouvée, nos fiers guerriers auront vaincu la crise !


PS : puisque nous allons bientôt tous nager dans le bonheur, OTAN s'offrir dès à présent un avant-goût en écoutant Jean Ferrat nous chanter Autant d'amours, autant de fleurs ...

PS 2, pour se faire une opinion :
Serge Halimi (monde-diplomatique.fr de mars 2009)
Jean Guisnel (lepoint.fr du 11.03.09)
Pascal Boniface et Laurent Cohen-Tanugi s'affrontant à coups d'écharpes en soie (iris-france.org et nouvel obs du 01.05.08)


Par versaint getorix - Publié dans : International - Communauté : La communauté des Gaullistes .
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Mardi 3 mars 2009 2 03 /03 /Mars /2009 01:29

Hier, Paris a encore perdu 4,48% !
Le fameux "socle" des 2 400 points (remember 2003) n'est plus très loin...

Nous vivons une époque unique : LA crise du capitalisme financier mondialisé.

Un événement considérable que le génial Nino Ferrer avait déjà largement anticipé dans sa chanson Blues en fin du monde.

Comme quoi, en finance internationale, les saltimbanques peuvent s'y connaître autant voire plus que les vrais banquiers...

Ecouter : ici

Le regretté Nino a bien raison... Face au tsunami financier, il n'y a qu'une seule alternative : "nager comme un poisson ou poulemouiller comme les moutons" !


Sources : Nino Ferrer, rfimusic.com et deezer.com



Par versaint getorix - Publié dans : Crise 2009 - Communauté : NICE, un état.........d'esprit
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Mardi 17 février 2009 2 17 /02 /Fév /2009 10:44

Officiellement, le NPA d'Ô. Besancenot est né le 7 février 2009 [1]. 
C'est parfaitement exact, mais peut-être pas aussi simple que cela... 

Le 5 février 2009, en prélude à la création du NPA, la Ligue Communiste Révolutionnaire s'auto-dissolvait dans l'allégresse.

Le 5 février, Libération.fr publiait un article intitulé : "La LCR se dissout aujourd'hui, le NPA naît demain" [2]. Des propos d'Alain Krivine y étaient rapportés : "Jeudi on se dissout, et vendredi on renaît, ce qui prouve qu'on ne meurt jamais".
Jeudi, c'est le 5. Vendredi, le 6.

Le 5 février toujours, O. Besancenot était l'invité de France Inter. Interrogé sur l'auto-dissolution de la LCR, voici ce qu'il répondit : "Aujourd'hui, c'est pas simplement une dissolution. C'est d'abord la veille de la construction d'un nouveau parti" (pour écouter, cliquer ici et placer le curseur à partir de 6:25) [3].
"Aujourd'hui", c'est le 5. "La veille" du 6, donc.

Sur une photo publiée par 20minutes .fr, on peut lire : "Congrès de fondation
                                                                                                6, 7, 8 février 2009
                                                                                               La Plaine Saint-Denis"
[4].


Et alors ? Alors rien, si ce n'est que ce parti semble bien être symboliquement né le vendredi 6 février 2009, jour du  75° anniversaire du 6 février 1934 [5]...

Faut-il y voir un message ?
Ou une fâcheuse coïncidence ?!

Une explication plausible : pour cause de journée nationale de grève (celle du 29 janvier 2009), la LCR a dû repousser sa dissolution et donc, le Congrès de fondation du Nouveau Parti Anticapitaliste [6].

En ce cas, la faute d'inattention se serait ajoutée à la faute à pas de chance...

Bizarre quand même car de l'avis général, les trotskistes disposent d'une solide culture politique, et Alain Krivine tout particulièrement... 


Sources :
[1] : npa2009.org du 17.02.09
[2] : liberation.fr du 05.02.09
[3] : npa2009.org du 17.02.09
[4] : 20minutes.fr du 08.02.09
[5] : wikipedia.org du 17.02.09
[6] : lefigaro.fr, flash actu du 23.12.08

PS du 15.03.09 : voir npa2009.org, ici.

Par versaint getorix - Publié dans : Politique - Communauté : Apprentis journalistes
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Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /Fév /2009 17:56


Jeudi 5 février, le Président participait à une émission télévisée consacrée à son action face à la crise. Signe des temps sans doute, seules trois grandes chaînes  furent réquisitionnées... Ben oui, l'époque est à la modération !

Si le Président fut moins flamboyant que d'ordinaire, force est de reconnaître qu'il domina admirablement son sujet. Ou plutôt, ses sujets... En effet, il n'aura échappé à personne que les journalisses retenus au casting ne furent sûrement pas sélectionnés pour leur insolence ! Enfin bon, avec trois-quatre Guronsan, c'était peut-être regardable...

D'entrée de jeu, le Président plomba l'ambiance : "Cette crise que nous connaissons, c'est une crise comme le monde n'en a jamais connue depuis un siècle."

Pour rappel, nous sommes en 2009. Donc un siècle en arrière, c'est 1909. D'où, si on suit le raisonnement présidentiel, la crise actuelle serait plus grave que celle de 1929 ! Soit le Président n'a qu'une connaissance approximative de l'Histoire (n'oublions pas que pour lui, les événements les plus graves s'étudient au CM2... ), soit on est vraiment dans la merde...

Bien sûr, aucun de ces journalistes si savamment castés ne s'est risqué à lui demander plus ample explication... Pourtant, que la crise actuelle soit pire que celle de 29, c'était quand même une info digne d'intérêt !
D'ailleurs la seule de cette morne soirée...



Sources : video.tf1.fr (cliquer ici)

+ Paul Verlaine (Dans l'interminable ennui de la plaine)

PS : plus grave que 29 ? Pas de panique !
Evidemment, ce n'est pas ce que le Président voulait dire ! Chacun en conviendra, "depuis 80 ans", ça sonne moins bien... La crise actuelle ne serait donc pas aussi grave que celle de 29. Même Super-génial Obama le dit ! Ouf, on a failli s'inquiéter...

Par versaint getorix - Publié dans : Crise 2009 - Communauté : Les Blogs Sarkostique
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Mardi 27 janvier 2009 2 27 /01 /Jan /2009 12:44

Depuis quelques temps, on ne sait pourquoi, mais pour illustrer son propos, l'ancien Premier ministre met L'Albatros à toutes les sauces :


Le 26.01.09, lefigaro.fr publiait : "Raffarin, la grève et Baudelaire
Pour Jean-Pierre Raffarin, vice-président du conseil national de l'UMP interrogé sur Canal+, la journée de grèves et de manifestations de jeudi, 'c'est l'Albatros de Baudelaire : ses grandes ailes sont tellement grandes, la revendication est tellement large, que ça l'empêche de voler'" [1].

Magnifique... mais pas nouveau.

Le 06.03.07, notre si raffariné amateur de poésie avait déjà eu l'occasion de nous éblouir.
Cette fois, L'Albatros était mis à contribution pour moquer F. Bayrou, pourtant un aigle comme chacun sait...

NouvelObs.com
du 06.03.07 : "François Bayrou, je le connais bien, a déclaré l'ancien Premier ministre sur France 2. C'est quelqu'un qui a un projet sympathique, mais c'est un peu 'L'Albatros de Baudelaire'. Il a une très grande aile à droite, il veut avoir une très grande aile à gauche. Mais, à force d'avoir de très grandes ailes, il ne peut plus s'envoler" [2].

L'Albatros par-ci, L'Albatros par-là... Ben alors, on radote ?

A moins... que ce ne soit une obsession ?
Voyons voir...

J-P. Raffarin, on ne le sait pas assez, est un homme traumatisé.
Parce que lui aussi, il avait un dream : la présidence du Sénat.

Malheureusement, un misérable et obscur politicien de rien du tout est parvenu (on ne sait par quelle diablerie) à lui piquer le Plateau ! Gérard Larcher qu'il s'appelle. 
Ce gars-là a toutes les audaces. Sans vergogne, il s'est présenté contre Raffarien lors des primaires de l'UMP ! Et il a gagné [3]. Elu ensuite Président du Sénat, G. Larcher est la bête noire de Raffarin, son pire cauchemar.

Depuis, toutes les nuits, 3Xrien ressasse son humiliante défaite. Son adversaire ne payait pas de mine pourtant... A croire que ce Larcher avait plus d'une corde à son arc !


                                               JP. Raffarin a le spleen.

                                   Incompris, il s'identifie au Poète maudit.

                                            En fait, L'Albatros, c'est lui !

                                                  
                                                        L'Albatros 

                        Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
                        Prennent des Albatros, vastes oiseaux des mers,
                        Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
                        Le navire glissant sur les gouffres amers.

                        A peine les ont-ils déposés sur les planches,
                        Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
                        Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
                        Comme des avirons traîner à côté d'eux.

                        Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
                        Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid !
                        L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
                        L'autre mime en boîtant, l'infirme qui volait !

                        Le Poète est semblable au prince des nuées
                        Qui hante la tempête et se rit de l'archer;
                        Exilé sur le sol au mileu des huées,
                        Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.





Démonstration :

."Souvent pour s'amuser, les hommes d'équipage" : politiciens de faible envergure.

."Prennent des Albatros, vastes oiseaux des mers," : politiciens de grande envergure.

."Qui suivent, indolents compagnons de voyage," : JP. Raffarin est un agréable compagnon dont la bienveillante indolence envers le sarkozysme méritait d'être récompensée par la présidence du Sénat...

."Le navire glissant sur les gouffres amers." : il aimerait tant servir de point de repère à cette majorité au bord du gouffre qui surfe dangereusement sur la vague des déficitis publics...

."A peine les a-t-on déposés sur les planches," : après les mirages du pouvoir, le retour au réel est bien cruel...

."Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux," : ou la difficulté de redevenir un homme politique lambda après avoir tutoyé les sommets (internationaux...). Inadapté aux enjeux de bas étage, le surdoué de la stratosphère a honte de sa maladresse. 

."Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches" : l'animal politique a toujours de très nobles et purs idéaux...

."Comme des avirons traîner à côté d'eux." : les bras ballants, improductifs et inutiles.

."Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !" : c'est sûr que depuis l'élection du Président Sarkozy, l'ex-Premier ministre de J. Chirac fait un peu gaucho et ramollo...

."Lui, naguère si beau," : à période bénie, souvenirs embellis !

."qu'il est comique et laid !" : éloigné du pouvoir, enfin lucide face au miroir...

."L'un agace son bec avec un brûle-gueule," : traduire... les amuse-gueules du Sénat lui sont passés sous le nez !

."L'autre mime en boîtant, l'infirme qui volait !" : depuis qu'il a échoué à conquérir la présidence du Sénat, nombre de ses collègues se payent sa tête !

."Le Poète est semblable au prince des nuées" : grand seigneur, il est au-dessus de ça...

."Qui hante la tempête et se rit de l'archer;" : il plane si haut que les quolibets ne peuvent l'atteindre. Rira bien qui rira le dernier. D'autant plus que ce Larcher, c'est pas une flèche !

."Exilé sur le sol au milieu des huées," : rabaissé à des fonctions politiques indignes de son génie, il sait que toute une clique l'entoure de son mépris.

."Ses ailes de géant l'empêchent de marcher." : ce qui est bien embêtant pour notre héros, parce que si la route est droite... la pente est rude !


Se faire croquer par un croquant... si c'est pas affreux ça !

Sources :
[1] : lefigaro.fr du 26.01.09
[2] : nouvelobs.com du 06.03.07
[3] : jdd.com du 24.09.08
+ Les Fleurs du Mal de Charles Baudelaire

PS : empêché de voler ou de marcher ?!!

Par versaint getorix - Publié dans : Politique - Communauté : Résistance 2007
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