Crise 2009

Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /2009 11:27


Après Toulon et Douai, Saint-Quentin. Après le constat de la crise et l'annonce du plan de relance, voici le petit cours d'instruction civique émaillé de vacheries...

Face à cette "crise écononomique", "sociale", "intellectuelle" et "morale", le Président, remonté comme une Rolex, a décidé de sortir l'artillerie lourde.

En vrac : "valeurs", "repères", "morale", "éthique", "règle", "devoir", "responsabilité", "mérite", "excellence", "travail", "effort", "réussite", "respect", "ordre républicain"...

Grands principes à gogo, c'était beau comme du Guaino !

Un bémol cependant : "La bonne nouvelle, c'est que cette crise, en ébranlant toutes nos anciennes façons de voir et de faire, au fond, elle nous rend de nouveau libres. Oui. Libres de penser, libres d'imaginer, libres d'agir, libres d'inventer notre avenir. Cela fait des années que dans notre société politique, on n'est plus libres, à force de répéter le catéchisme de la pensée unique, de la pensée convenue, de la pensée fausse."

La crise nous rendrait de nouveau libres ? 
Hum, hum... Libres de devenir décroissants peut-être ?!
On a beau comprendre l'idée avancée par la plume du Président, on ne peut s'empêcher de se souvenir que dans un passé sordide, c'était le travail qui... Malaise.

Dommage, car dans l'ensemble, le discours pondu par Henri Guaino et la prestation fournie par le Président étaient plutôt réussis. Du bon spectacle.

Cette fois, on ne s'est pas ennuyé ! Ne faisons pas notre mijaurée et avouons que les petites vacheries dont le Président truffa son discours n'y furent pas pour rien...

Liste non exhaustive :

Les manifestants : "Mais ces mesures mes chers compatriotes, ce n'est pas de l'assistanat, car l'assistanat, ce n'est pas la solution. Ces mesures, c'est de la justice pour ceux qui souffrent le plus, qui ne sont pas ceux qui protestent le plus. C'est mon devoir de chef d'Etat d'entendre la souffrance discrète, la souffrance humble, la souffrance modeste de ceux qui n'ont pas les moyens de se faire entendre, mais qui sont exposés face à la crise. J'ai observé que les plus pudiques, c'était parfois ceux qui avaient le plus besoin de la solidarité, et que les moins pudiques, c'était parfois ceux pour qui la crise ne changeait rien."

Lionel Jospin : "Je le dis de la façon la plus claire, personne ne sera abandonné, personne ne sera laissé au bord du chemin. Et à ceux qui me disent que ça coûtera de l'argent, ça coûtera moins d'argent de donner une chance d'un nouvel emploi, une chance, une nouvelle formation à des gens qui sont poussés au désastre et à la désepérance parce qu'ils n'ont plus rien, que de leur dire "j'y peux rien" comme à l'époque de Vilvoorde où on s'est trouvé avec un Premier ministre qui disait "j'y peux rien". Eh bien moi, c'est un engagement que je prends devant les Français, jamais, vous m'entendez, jamais je ne dirai que ce n'est pas mon affaire, je n'y peux rien, je ne suis pas responsable ! Jamais ! Parce que cet abandon-là, il coûtera beaucoup plus cher au contribuable."

Les "pays qui ne respectent aucune des règles environnementales que nous imposons à nos entreprises" : "Eh bien, ces pays payeront à ce moment-là, dans le cadre de la taxe carbone que nous ferons, une taxe qui est parfaitement normale. Il n'y a aucune raison que nous acceptions en plus du dumping social, du dumping monétaire, du dumping fiscal, un dumping environnemental qui finira par conduire le monde à la ruine."

Tous ceux qui l'ont précédé au pouvoir : "Mais partout dans le monde où sera décidé une mesure efficace, eh bien, je veillerai à ce qu'on s'en inspire. Parce qu'après tout, si les autres font quelque chose de bien, pourquoi, on irait pas nous, nous inspirer de ce qui marche ? La France s'est si longtemps inspirée de ce qui marchait pas."

Les experts : "Et chaque fois, et chaque fois qu'il y aura un rebondissement dans cette crise qui n'en manque pas, eh bien nous réagirons et nous nous adapterons. Oui bien sûr, je revendique ce pragmatisme. Parce que les experts n'ont pas prévu la crise. Les experts, comme d'habitude, ne savent pas comment sortir de la crise. Et les experts j'en suis certain, seront brillantissimes... trois ans après la crise. Ils expliqueront alors, avec beaucoup d'autorité, pourquoi la crise est intervenue, comment elle est intervenue et ce qu'il aurait fallu faire pour en sortir plus tôt. Mais moi ch'uis pas un expert ! Cette crise, il faut qu'on la gère..."


Les socialistes français"Ne pas prendre par l'impôt plus de 50 % du revenu d'un ménage, c'est un principe de liberté, de liberté. Je suis attaché au mot et à la réalité de liberté. C'est un principe qui en Allemagne est inscrit dans la Constitution. Nos amis allemands, principaux concurrents, principaux partenaires, notre grand voisin. Le principe que l'Etat n'a pas le droit de prélever plus de 50 % de l'argent gagné par un contribuable allemand, les allemands y sont tellement attachés qu'ils l'ont inscrit dans la Constitution. Et il ne viendrait à l'idée naturellement d'aucun membre de la CDU-CSU de revebir sur cet engagement, mais plus intéressant, d'aucun socialiste allemand d'y revenir. Eh bien j'aimerais que ce que les socialistes allemands ont compris il y a vingt-cinq ans..." Le Président, comme au théâtre, laisse sa phrase en suspens et affiche une moue navrée... La salle applaudit à tout rompre.

Martine Aubry : "Dans les valeurs qui sont les nôtres [ ... ], j'ai employé le mot liberté. Il y a la liberté bien sûr, mais il y a LES libertés. Les libertés tout le monde en parle... apparemment, ça fait pas toujours recette...mais qu'il me soit permis d'en parler moi-même." Chacun aura bien entendu compris la référence au flop du meeting sur les libertés, organisé dimanche dernier par le PS, à l'initiative de Martine Aubry.

Les anticapitalistes : "Si on ne veut pas faire le jeu des anticapitalistes, alors le capitalisme doit cesser de se caricaturer lui-même. Le sommet de Londres ne doit pas être un sommet technique, mais un sommet politique où se jouera la question de savoir si l'on réforme le capitalisme ou si l'on laisse le champ libre à ceux qui veulent le détruire, et qui en même temps, ne nous y trompons pas, détruiront la liberté. Nous savons où mène l'anticapitalisme, nous n'avons pas envie de recréer les conditions des drames du passé."

Les patrons : "Qu'un dirigeant qui a mis son entreprise en difficulté, puisse partir avec un parachute doré en récompense des difficultés qu'il a créées, ce n'est pas responsable et ce n'est pas honnête."

Les journalistes : "...ben alors maintenant, il paraît que je serais fâché avec les patrons, disait un grand journal. Ah ben, c'était bien la peine alors, d'avoir dit pendant des années que j'étais l'homme du patronat alors, franchement, on ne s'y reconnaît plus, alors moi je ne sais même plus où je me trouve avec tous ces commentaires. Bon... C'est le grand avantage de certains métiers, c'est que la cohérence ne fait pas partie de l'éthique."


Bref, on l'aura compris : tous des cons !


Source : dailymotion.com et LCP\Public Sénat (cliquer ici).


Par versaint getorix - Publié dans : Crise 2009 - Communauté : Blog avec pas de la pub dedans
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Mardi 3 mars 2009 2 03 /03 /2009 01:29

Hier, Paris a encore perdu 4,48% !
Le fameux "socle" des 2 400 points (remember 2003) n'est plus très loin...

Nous vivons une époque unique : LA crise du capitalisme financier mondialisé.

Un événement considérable que le génial Nino Ferrer avait déjà largement anticipé dans sa chanson Blues en fin du monde.

Comme quoi, en finance internationale, les saltimbanques peuvent s'y connaître autant voire plus que les vrais banquiers...

Ecouter : ici

Le regretté Nino a bien raison... Face au tsunami financier, il n'y a qu'une seule alternative : "nager comme un poisson ou poulemouiller comme les moutons" !


Sources : Nino Ferrer, rfimusic.com et deezer.com



Par versaint getorix - Publié dans : Crise 2009 - Communauté : NICE, un état.........d'esprit
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Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /2009 17:56


Jeudi 5 février, le Président participait à une émission télévisée consacrée à son action face à la crise. Signe des temps sans doute, seules trois grandes chaînes  furent réquisitionnées... Ben oui, l'époque est à la modération !

Si le Président fut moins flamboyant que d'ordinaire, force est de reconnaître qu'il domina admirablement son sujet. Ou plutôt, ses sujets... En effet, il n'aura échappé à personne que les journalisses retenus au casting ne furent sûrement pas sélectionnés pour leur insolence ! Enfin bon, avec trois-quatre Guronsan, c'était peut-être regardable...

D'entrée de jeu, le Président plomba l'ambiance : "Cette crise que nous connaissons, c'est une crise comme le monde n'en a jamais connue depuis un siècle."

Pour rappel, nous sommes en 2009. Donc un siècle en arrière, c'est 1909. D'où, si on suit le raisonnement présidentiel, la crise actuelle serait plus grave que celle de 1929 ! Soit le Président n'a qu'une connaissance approximative de l'Histoire (n'oublions pas que pour lui, les événements les plus graves s'étudient au CM2... ), soit on est vraiment dans la merde...

Bien sûr, aucun de ces journalistes si savamment castés ne s'est risqué à lui demander plus ample explication... Pourtant, que la crise actuelle soit pire que celle de 29, c'était quand même une info digne d'intérêt !
D'ailleurs la seule de cette morne soirée...



Sources : video.tf1.fr (cliquer ici)

+ Paul Verlaine (Dans l'interminable ennui de la plaine)

PS : plus grave que 29 ? Pas de panique !
Evidemment, ce n'est pas ce que le Président voulait dire ! Chacun en conviendra, "depuis 80 ans", ça sonne moins bien... La crise actuelle ne serait donc pas aussi grave que celle de 29. Même Super-génial Obama le dit ! Ouf, on a failli s'inquiéter...

Par versaint getorix - Publié dans : Crise 2009 - Communauté : Les Blogs Sarkostique
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Samedi 24 janvier 2009 6 24 /01 /2009 20:26


Aujourd'hui, l'UMP organisait une petite sauterie en l'honneur de Xavier Bertrand, son nouveau caporal-chef. Histoire de rappeler qui c'est le patron (c'est toujours utile), le Président s'est invité à la fête et en a profité pour lancer avec un peu d'avance la campagne des européennes.

Bref, tout aurait pu aller pour le mieux si l'organisateur de ce merveilleux raout n'avait eu la faiblesse d'accorder à JP. Raffarin le droit de faire un discours...
Fidèle à lui-même, le Premier ministre le plus farfelu de la V° République s'est une fois de plus distingué ! Extrait :

"Merci de votre confiance.
La vie politique nous cabosse parfois, elle sait aussi, comme aujourd'hui être bienveillante pour ceux qui savent respecter l'équilibre de la liberté et de la loyauté.
Je vous dis, avec coeur, ma gratitude.
Bienvenue aux nouveaux élus à la Vice-Présidence de notre parti.

Bienvenue à toi, Brice, Toi l'Auvergnat qui avec façon aura la charge de maîtriser les croquantes et les croquants.
Bienvenue à toi, Jean-Louis, le radical qui a inventé un nouveau radis, rose clair à l'extérieur et vert à l'intérieur. Tu es le jardinier de nos jeunes racines écolos.
Bienvenue à toi, Michelle, toi jeune chêne gaulliste attachée à sa défense comme à son intérieur."


Il est complètement cabossé le Raffarien : "...maîtriser les croquantes et les croquants."

Comment il parle de nous !

Chérie, où t'as mis la fourche ?!


Le lire pour le croire : cliquer ici.

Source : ump.org, discours de JP. Raffarin au Conseil national de l'UMP, le 24.01.09.
 

Par versaint getorix - Publié dans : Crise 2009
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