Dans son livre Cécilia, paru au mois de janvier, la journaliste Anna Bitton rapportait des propos
qu'aurait tenus l'ex et fugace première dame de France :
"Il n'est pas digne !" ou encore : "Nicolas, il ne fait pas président de la République, il a un réel problème de comportement. Il faut que quelqu'un le lui dise, j'ai fait cela
pendant dix-huit ans, je ne peux plus le faire, je suis désormais la dernière à pouvoir le faire."
Samedi, alors que le Président inaugurait le salon de l'agriculture, il fut confronté à un specimen de français moyen particulièrement mal élevé et mal embouché. Car enfin, refuser
de serrer la main du Président de la République, ce n'est décemment possible qu'en y mettant les formes. Le tutoyer et prétexter que la main du Président le salirait, à l'évidence, ce n'est
pas une attitude convenable.
Pour autant, le Président n'avait pas à insulter ce grossier personnage. Faire face à ce genre de situation, cela fait partie de son métier. C'est d'ailleurs ce que font en France toutes les
professions en contact direct avec le "public" : vendeurs, chauffeurs de bus, personnel des hôpitaux, des administrations publiques etc.
Une fois encore, le Président a trouvé le moyen de rabaisser le prestige de sa fonction et partant, celui du pays en son entier.
Depuis le départ de son ex-femme, le Président accumule les impairs : tapis rouge et grand tralala pour M. Kadhafi, surexposition médiatique de sa vie privée, proclamation ridicule
d'une politique de civilisation qui l'est tout autant, déclaration intempestive sur le devenir de l'audiovisuel public, approbation sans nuances du rapport Attali, mariage
précipité, gestion rocambolesque de la campagne municipale de Neuilly avec allocution télévisée sur l'Europe pour faire diversion, propos plus que malvenus sur la laïcité (et les
sectes, par sa directrice de cabinet), devoir de mémoire au CM2, remise en cause invraisemblable et gravissime de l'autorité du Conseil constitutionnel...
On en oublie sûrement, mais là n'est pas l'essentiel, car de cet ensemble d'inepties se dégage une réelle inquiétude : le Président est-il en état d'assumer ses
fonctions?
De Président, chef des armées et président du Conseil supérieur de la magistrature?
Perd-il peu à peu l'esprit?
Doit-on, dorénavant, envisager l'hypothèse d'une future destitution?
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